• Entretien : Bouli Lanners - C'est ça l'amour

    J'ai rencontré Bouli Lanners à Bruxelles, il m'a notamment parlé de son rôle de père dans le film de Claire Burger: "C'est ça l'amour".

    Bouli Lanners - C'est ça l'amour


    Vous êtes étonnant dans C’est ça l’amour. On ne vous connaissait pas comme cela.


    On me le dit souvent, je ne me rends pas compte. Moi aussi, j’ai été cueilli par le film. Quand j’ai vu le film la première fois à Venise, je me suis oublié totalement et quand j’ai vu le personnage de Mario, j’étais extrêmement ému. Quand la lumière s’est rallumée à la fin de la projection, nous pleurions tous. Je suis mis en lumière par une réalisatrice qui dresse le portrait d’un homme fragile. C’était très chouette de se faire diriger comme cela.

    Qu’est-ce qui vous a fait accepter le rôle ?

    Je ne connaissais pas du tout Claire Burger, je n’avais pas vu "Party Girl". C’est le scénario qui m’a intéressé. Les dialogues étaient bien écrits. La rencontre avec Claire a été déterminante, elle maîtrisait vraiment bien son sujet. Elle voulait m’emmener dans une aventure artistique hors du commun. Et cela a été le cas. Les choses se sont très vite mises en place dès qu’elle m’avait choisi. Vous étiez son premier choix ? Elle m’a dit qu’elle avait imaginé cela avec des non-professionnels. Puis quand elle a décidé de trouvé un professionnel, je ne sais pas pourquoi, elle s’est dit qu’elle allait le trouver en Belgique. Moi, ce qui m’arrange très bien. Je crois qu’elle avait deux choix et j’étais l’un des deux. Elle m’a vu, elle m’a pris directement.

    C’est la première fois que vous jouez un père ?

    Oui, puisque dans le film "Tous les chats sont gris" de Savina Dellicour, je n’étais pas vraiment un père. En fait, j’ai un potentiel de paternité que je peux exploiter au cinéma. On a tous ce potentiel de paternité. On le ressort dans d’autres relations comme avec un neveu, un filleul. Cela me permet d’aller quelque chose que je n’ai pas dans la vie. J’avais une relation très forte avec les deux filles, toujours aujourd’hui, on garde des liens très puissants.

    Où en est votre film écossais ?

    Les financements sont en cours. Cette semaine, je pars à Londres rencontrer les producteurs écossais, la directrice de casting écossaise, les choses bougent. On est dans un agenda, soit on tourne déjà cet automne, soit au printemps prochain. Le film se fera en anglais, je n’ai pas peur de diriger dans cette langue. De toute façon, quel que soit la langue, il y a des difficultés. Je sors de ma zone de confort. J’ai l’âge où je peux tenter des expériences.


    Quels sont vos autres projets ?

    Je vais tourner, comme acteur, avec Samuel Benchetrit. Ce sera une comédie dans la veine de "J’ai toujours rêvé d’être un gangster". Je vais retrouver Vanessa Paradis, François Damiens, Gustave Kerven, Vincent Macaigne. François Damiens, je n’ai tourné qu’une seule fois avec lui dans Rien à déclarer. Dans la foulée, je ferai le film de Jérôme Bonnell et mon film après, si tout va bien.

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