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Critique: Heureux comme Lazzaro

L'histoire: Lazzaro, un jeune paysan d’une bonté exceptionnelle, vit à l’Inviolata, un hameau resté à l’écart du monde sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna. La vie des paysans est inchangée depuis toujours, ils sont exploités, et à leur tour, ils abusent de la bonté de Lazzaro. Un été, il se lie d’amitié avec Tancredi, le fils de la marquise. Une amitié si précieuse qu’elle lui fera traverser le temps et mènera Lazzaro au monde moderne.

La critique: "Heureux comme Lazzaro" a quelque chose d'intemporel. Dans le premier acte, l'atmosphère agricole et les décors du film laisse penser que le récit se déroule dans l'Italie des années 50, il est impossible de savoir précisément à quelle époque se passe l'histoire. Alice Rohrwacher use jusqu'à la corde de ce choix. Ce n'est pas vraiment ce problème faisant que je n'ai que peu apprécié, c'est plutôt une sorte de langueur émanant du troisième long métrage de la réalisatrice italienne. Dans le deuxième acte, cette dernière transporte son personnage principal dans un monde inconnu où les règles ont changé, en voulant s'attaquer aux injustices quotidiennes de l'Italie. Elle loupe son coup parce que l'on se perd dans une sorte de déambulation avec Lazzaro, sorte de miraculé arborant une tête de benêt. Le propos politique est trop simpliste dans sa dénonciation et manque cruellement de profondeur. Là, on voit que le film s'est voulu bien trop ambitieux.

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